Coccinelle, chrysope et compagnie…

 

Nous avons tous entendu parler de ces insectes qui sont utiles au jardin, pour lutter contre les populations de pucerons et autres parasites.
Sont classées au top-trois de la lutte biologique:

  • la coccinelle que nous reconnaissons tous, dès notre plus jeune âge, sous le titre honorifique de « Bête à Bon Dieu »;
  • les syrphes dont nous nous méfions souvent, déguisées en abeille ou en guêpe, elles nous trompent par leur apparence ;
  • la chrysope verte, discrète, gracieuse et délicate.

Ce sont en général les larves de ces insectes, qui dévorent les colonies de pucerons. Elles sont extrêmement gourmandes, par exemple, la progéniture d’une coccinelle peut dévorer 150 000 pucerons en trois semaines de développement. Les adultes, eux, se nourrissent de nectar, de pollen ou encore de divers petits insectes. En hiver ils migrent, s’enfouissent dans le sol ou se réfugient dans les maisons et abris de jardin, c’est le cas de la coccinelle et de la chrysope verte.

Nous pouvons les retenir dans notre jardin par divers moyens:

  • En leur offrant des gîtes secs et chauds pour l’hiver et les nuits froides ;
  • Des massifs de fleurs mellifères constitueront le couvert idéal pour des adultes sur le point de se reproduire ;
  • Et enfin des colonies de pucerons, dépourvues d’insecticide, seront une pouponnière idéale pour leur progéniture.

Le « mal-aimé » perce oreille, qui, d’ailleurs, ne s’intéresse pas du tout à nos oreilles, est aussi très friand de pucerons. Des pots renversés, fourrés de débris végétaux, et temporairement suspendus à proximité des foyers d’infection, l’aideront à accomplir sa noble tâche.

Attachantes ou pas, familières ou méconnues, elles ont toutes quelque-chose à nous dire ces petites « Bêtes à Bon Dieu ».